Ma (nouvelle) position sur le Traitement Hormonal de la Ménopause

Ce que tu décris est malheureusement fréquent : un THM à dose trop faible ne permet pas toujours de couvrir les besoins, surtout quand les symptômes sont aussi marqués (insomnie, sécheresse vaginale sévère, perte de libido, sautes d’humeur)…

A la ménopause, les ovaires cessent de produire œstrogènes et progestérone, mais il persiste une production résiduelle d’androgènes (surrénales + aromatisation par le tissu adipeux). L’intensité des symptômes dépend donc de plusieurs facteurs : l’activité surrénalienne, le niveau d’aromatisation, et bien sûr le terrain global (stress, inflammation, thyroïde, micronutrition…).

Un THM sous-dosé, c’est un peu comme mettre un petit pansement sur une grande plaie : ça ne suffit pas. Si après 8 mois les symptômes persistent, c’est un signal clair que la dose ou la formulation mérite d’être réévaluée avec ton médecin.

Ce que je te conseillerais :

  1. Revoir ton THM avec un(e) praticien(ne) ouvert(e) à cette approche : la dose doit être adaptée à tes symptômes et idéalement guidée par un bilan hormonal fonctionnel (œstradiol, progestérone, SHBG, sulfate de DHEA, cortisol, thyroïde…). Les valeurs « statistiques » du labo ne reflètent pas forcément tes valeurs optimales de santé (voilà pourquoi je parle toujours de valeurs optimales et pas juste normales).

  2. Explorer le terrain global : les symptômes de la ménopause sont souvent amplifiés par un stress chronique (épuisement surrénalien), une hypothyroïdie fruste, des carences en magnésium, zinc, vitamine D, ou une inflammation de bas grade. Ce sont des leviers puissants qu’on peut actionner en parallèle du THM.

  3. Ne reste pas avec un praticien qui ne t’écoute pas : la relation de confiance est fondamentale. Cherche un(e) gynécologue ou un(e) praticien(ne) formé(e) en hormonologie fonctionnelle qui prendra en compte ta globalité.

Pour le dernier point, tu peux regarder ce post ==> Partagez ici les BONS praticiens de santé que vous recommandez