Ma (nouvelle) position sur le Traitement Hormonal de la Ménopause

Franchement, tu coches déjà beaucoup de cases pour un vieillissement en pleine forme :flexed_biceps:

Alors, concernant le THM à 66 ans, 11 ans après la ménopause, voici les éléments clés :

Oui, mais avec prudence et en adaptant les objectifs.

Passée la fenêtre d’opportunité (10 ans après la ménopause ou après 60 ans), les bénéfices cardiovasculaires du THM sont moins nets et les risques (thrombose, AVC) peuvent légèrement augmenter, surtout si le traitement est initié sans surveillance adaptée.

Mais cela ne veut pas dire que c’est interdit. Tout dépend du pourquoi tu envisages le THM :

Si c’est par prévention osseuse ou cardiovasculaire, tu semble être déjà bien protégée par ton activité physique et ton alimentation.

Si c’est pour le cholestérol, les œstrogènes transdermiques peuvent avoir un effet bénéfique sur le profil lipidique, notamment sur le HDL/LDL et parfois mieux que les statines, avec moins d’effets secondaires !

Mais ça nécessite une vraie discussion avec ton cardiologue, car certains spécialistes restent frileux malgré les données récentes :roll_eyes:

donc :

Préférence absolue pour le transdermique (gel ou patch d’estradiol), car risque thrombotique moindre.

Démarrage à très faible dose, en surveillant l’évolution métabolique et vasculaire (bilan sanguin, échographie vasculaire si besoin).

Progestérone micronisée si ton utérus est toujours présent, pour protéger l’endomètre.

Je viens de publier ma vidéo avec le Docteur Michel Mouly sur le traitement hormonal de la ménopause. Vous allez apprendre des choses c’est CERTAIN !

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Bonjour Wilfried, toute l’équipe et les Bmoovers,
Je viens de regarder le podcast sur la ménopause ou dola comme dit le docteur Mouly . Très intéressant et je me sens particulièrement concernée, bientôt 52 ans et des cycles irréguliers. Les symptômes de la pré ménopause ont commencé il y a deux ans et grâce à l’alimentation anti inflammatoire et des changements de style de vie, les symptômes se sont bien atténués voire disparus pour certains.
Je vais me renseigner sur le traitement français de la ménopause.
Merci beaucoup :smiling_face:.

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Merci pour ton retour :slight_smile: Le style de vie anti-inflammatoire c’est effectivement la base absolue, on en parle en détail dans la vidéo. Et le THM éventuellement si on a des symptômes persistants.

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C’est compliqué. Ici, je peux en parler sans problème. Il n’y a qu’avec les médecins hommes, que ce n’est pas tabou.
Ma doctoresse appelle des fibromes des « miso » et rigole quand je lui parle de menaupose en disant que je suis très jeune. J’ai 50 ans. Le mot menaupose est prononcé très bas, en murmurant, tandis que moi, je le prononcé haut. Ça fait des milliers d’années que ça existe, mais bouhhh ça fait peur. Ça ne m’aide pas à m’informer et ma mère est morte.

Dans la formation de Wilfried, j’ai compris que les femmes doivent agir en fonction de leur cycle. Ma question dans quel schéma se trouve une femme ménopausée.
Que doit-elle privilégié pour réguler ses hormones, sachant que les oestrogènes baissent
Je n’arrive pas à différencier progestérone et oestrogènes.
Je privilège le soja, ai-je raison !

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Hello @Nathalie123

Après la ménopause, il n’y a plus de cycle au sens hormonal classique.

Plus d’ovulation, plus de fluctuations cycliques naturelles d’œstrogènes et de progestérone.

C’est un nouvel état hormonal, stable… mais très bas.

Cela ne veut pas dire que tout s’arrête.

Le corps reste vivant, il a toujours besoin d’œstrogènes, même en petites quantités, pour aider :

– la santé osseuse
– la santé cardiovasculaire
– la cognition
– les muqueuses vaginales
– et même la régulation du poids et de l’humeur

Bref, pour ta question sur les 2 hormones ==> les oetrogènes : hormones de la vitalité féminine. Elles aide la peau, les os, le cerveau, le vagin, le système cardiovasculaire. Leur chute est responsable de la majorité des symptômes : bouffées, sécheresse, fatigue, douleurs, etc.

Pour la progestérone : c’est l’hormone de l’apaisement. Elle régule le sommeil, l’anxiété, la rétention d’eau et protège l’utérus quand on donne des œstrogènes.

:backhand_index_pointing_right: Après la ménopause, si on prend de l’œstrogène, on doit aussi prendre de la progestérone… sauf si on n’a plus d’utérus.

Pour le soja : il contient des phyto-œstrogènes (principalement des isoflavones), qui miment très faiblement l’action des œstrogènes naturels.

Chez certaines femmes, cela aide un peu sur les bouffées de chaleur ou la sécheresse.

Mais les effets restent modestes et ça ne protège pas les os ou le cerveau comme le ferait un THS bien conduit. Si ton terrain hormonal est très carencé, le soja peut être un complément mais pas un substitut.

Pour ta question finale : il faut déjà aider ton corps par l’alimentation anti-inflammatoire, le mouvement, le sommeil, la gestion du stress… C’est la BASE.

Ensuite, considérer un traitement hormonal bio-identique si on veut prévenir les risques long terme (ostéoporose, AVC, troubles cognitifs)

Bravo à toi de te poser les vraies questions en tout cas !

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Bonjour Wilfried,

Un immense merci pour cette enquête, cette interview, et cette bienveillance que l’on sent dans tous vos messages.

Cela fait 3 ans que je subis les désagréments de la périménopause, mon plus grand problème étant les douleurs aux seins hallucinantes 20 j/mois. En gros, sur un mois, j’étais « tranquille » une dizaine de jours, seins et ventre dégonflés, en forme, et ensuite cela revenait immuablement et me pourrissait la vie jusqu’aux prochaines règles. Cela fait un mois que je n’ai plus de règles, je ne suis donc pas officiellement en ménopause, mais je suis comme bloquée dans un SPM infini. Sans l’arrivée des règles, les seins ne dégonflent pas, très dur à vivre. J’ai eu la chance de tomber sur un jeune médecin, remplaçant, pragmatique et sans jugement de valeur sur le THM. Je redoutais la prise d’hormones car je n’ai jamais supporté la pilule. Mais en faisant des recherches, j’ai découvert que ce n’était absolument pas la même chose, tant au niveau de l’action et de la qualité des hormones qu’au niveau du dosage. Dès les premiers jours du traitement, je suis sortie de ce syndrôme pré-menstruel en boucle. Non seulement j’ai dégonflé, mais je me sens plus alerte, fini le brouillard mental et envolée la grande fatigue que je traînais depuis 3 ans… Je posterai volontiers un retour d’expérience dans quelques mois, mais je souhaitais aborder quelques sujets :

-Pour l’instant, j’admets qu’il s’agit d’un traitement de « confort », n’ayant pas d’autres symptômes que les seins douloureux et la grande fatigue. Mais vivre dans l’inconfort pendant des années peut altérer votre vie, votre santé mentale et votre rapport aux autres de façon significative. La qualité de vie au quotidien est importante !

-J’avais déjà mis en place une routine « bien-être », bonne hygiène de vie, aliments anti-inflammatoires, sport, dodo, plantes (huile d’onagre et gattilier). C’est un socle solide certes, mais parfois ça ne suffit pas. Il me fallait le petit coup de pouce hormonal…

-Oui, il y a encore beaucoup de médecins (hommes ou femmes) réticents pour toutes les raisons que vous avez évoquées avec Michel Mouly (interview incroyable et touchante!). Il y a également beaucoup de désinformation sur le net ! Je m’estime chanceuse d’être tombée sur votre forum. Avant cela, j’ai lu beaucoup d’informations négatives ou en demi-teinte sur le traitement.

-Je suis attristée d’entendre/lire des commentaires sur le sujet de la ménopause et l’idéologie derrière tout ça (hélas relayée par de nombreuses femmes), à savoir que c’est naturel, que la nature d’une femme est d’être forte et de se battre en silence (menstruations, accouchement, ménopause) du début à la fin de sa vie. Les mentalités évoluent certes, mais à très petits pas…

Deux hommes qui échangent sur la ménopause peut choquer certaines mais j’estime que ces deux hommes ont la légitimité pour le faire. Connaissance, pertinence et bienveillance sont les clés de voûte.

Encore merci :slight_smile:

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Bonjour Wilfried

Je vous suis depuis cette période ou j’ai refusé tout vaccin ARN covid et avec fierté aujourd’hui.:wink:

J’ai 54 ans menauposee depuis 18 mois sans aucune règle ni perte un vrai bonheur avant les changements radicaux

Sportive, alimentation saine, ne fume pas ne boit pas . 1,75 pour 60 kgs

la un changement radical >

Sommeil difficile , raideurs le matin à mes articulations des mains, bouffées, envie de manger plus, peau très sèche , qui flétrie , mes yeux secs le matin ,perte de muscles ma bouche aussi le matin et moins mouillée en libido et pour finir ma mémoire ou ma concentration est amoindrie

BS impeccable

Quelle différence entre THS THM?

Je veux ce traitement me le conseillez vous?

Bilan sanguin cette semaine.

Qui de mon généraliste ou mon Gyneco doit me faire la prescription ? Quelle marque ou dosage est il recommande?

DHEA peut remplacer le THS?

Là je suis au stade ou je veux agir

Merciiiiiii

Hello Nathalie :slight_smile:

THS = Traitement Hormonal Substitutif
THM = Traitement Hormonal de la Ménopause

2 noms pour la même chose. Le terme “ THM “ est utilisé pour désigner le traitement spécifiquement à la ménopause, mais c’est exactement le même protocole.

Ce traitement est pour toi tout à fait justifié. Tu as tous les signes de carence hormonale : sécheresse, troubles cognitifs, douleurs articulaires, perte musculaire, baisse de libido, etc.
Ce ne sont pas de " petits désagréments ", ce sont les conséquences très connues d’un manque d’œstrogènes et de progestérone, qui impactent aussi ton cœur, tes os, ton cerveau à long terme.

Tu es dans une fenêtre idéale pour démarrer un traitement bio-identique bien conduit.
À 54 ans, 18 mois sans règles, BS impeccable, ton corps est prêt à recevoir ce que tes ovaires ont arrêté de produire.

Alors : généraliste ou gynéco ? Les deux peuvent le faire. Mais il faut un médecin formé à la ménopause et au THS moderne.

Si ton généraliste ou gynéco est frileux, mal informé ou oppose un « non » systématique, n’hésite pas à chercher un autre professionnel qui connaît les protocoles actuels (estradiol transdermique + progestérone micronisée).

Le traitement consiste en de l’oestradiol transdermique + progestérone micronisée.

Ce sont des hormones bio-identiques, reconnues par le corps, non cancérigènes quand bien prescrites.

Et non, la DHEA ne remplace pas un THS. Elle peut être utile en complément (notamment pour la libido ou l’énergie) si elle est carencée, mais elle ne peut pas compenser l’absence d’œstrogènes. Et elle n’est pas toujours bien tolérée.

Bonjour Wilfried,

J’ai 68 ans, j’ai pris THM (Patch transdermiques + progesterone) pendant 13 ans. Il y a 4 ans, en 2021, j’ai arrêté.

Je suis en forme, excepté des douleurs dorsales par moments insupportables (arthrose lombaires, disques lombaires fichus ! ). J’ai l’impression que ces douleurs sont bien pires depuis que j’ai arrêté le THM. Je me demande quels seraient les désavantages d’en reprendre après une pause de 4 ans. Mon généraliste est plutôt pour et me dit d’essayer, mon gynécologue plutôt contre.

Je ne sais quoi faire.

Depuis quelques temps je prends des phytoestrogenes (extrait de houblon 8pn) mais ne vois pas d’amélioration notable pour l’instant.

Que penses-tu d’une reprise après 13 ans de tt et pause de 4 ans ?

La réponse, dans ton cas, est oui, c’est tout à fait envisageable, et ce n’est ni absurde ni risqué si c’est bien conduit.

Tu as pris un THM pendant 13 ans, ce qui signifie que ton corps l’a très bien toléré. Tu fais partie de ces femmes qui ont probablement bénéficié pleinement de la protection osseuse, cardiovasculaire et cognitive offerte par les œstrogènes.

Depuis l’arrêt du traitement en 2021, tu décris une aggravation des douleurs dorsales, avec arthrose lombaire et disques endommagés.

Cette évolution n’est pas surprenante : l’arrêt brutal d’un apport œstrogénique chez une femme post-ménopausée peut accélérer le vieillissement articulaire et la perte osseuse, surtout à cet âge. Si tu suis mon contenu tu dois savoir que les œstrogènes ont un rôle majeur dans la prévention de la dégradation osseuse et des douleurs liées à l’arthrose car ils sont anti-inflammatoires.

La question de l’âge ne doit pas être un frein en soi. Les recommandations européennes ou nord-américaines sont très claires : un traitement hormonal peut être initié ou repris après 65 ans, à condition d’adapter les doses et de prendre en compte l’état global de santé.

Si ton état cardiovasculaire est bon (pas d’antécédent thromboembolique, pas d’hypertension sévère, pas d’accident vasculaire), alors il est tout à fait possible d’envisager une reprise, de manière progressive, avec des hormones bio-identiques et par voie transdermique (gel ou patch) pour éviter tout risque inutile !

Tu mentionnes que ton généraliste est ouvert à l’idée, ce qui est une bonne nouvelle. En revanche, le refus de ton gynécologue n’est peut-être qu’une réaction basée sur des peurs anciennes, issues des idées reçues liées à l’étude WHI de 2002, depuis très largement corrigée.

Ce qu’il te faut, c’est un médecin informé, capable d’ajuster le traitement à ton âge, à ton contexte de santé et à tes besoins….

Il ne s’agit pas de te remettre d’un coup à une forte dose hormonale mais d’introduire un soutien physiologique modeste, adapté à cette nouvelle phase.

Concernant les phytoœstrogènes comme le houblon, tu en as déjà l’intuition : ils peuvent aider un peu sur certains symptômes comme les bouffées de chaleur, mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à ralentir les processus dégénératifs liés à la chute brutale des œstrogènes. Les douleurs articulaires sévères, la perte osseuse ou les troubles cognitifs ne sont pas corrigés par les plantes aussi puissantes soient-elles…

J’ai demandé à mon médecin la méthode Mouly et j’ai donc un traitement qui consiste à appliquer une dose d’œstrogène Oestrodose/Estradiol le pain et le soir plus un progestatif le soir mais je m’interroge car c’est un progestatif de synthèse Colprone. Mon médecin ne connaissait pas la méthode Mouly, elle a lu rapidement ce qu’il en était sur son ordinateur et m’a fait cette prescription. Je me demande pourquoi deux applications (c’est très contraignant) et quel progestatif naturel pourrait être plus adapté.

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Bonjour

Je viens de lire, votre message et quelque part ça m’a rassuré, je suis ménopausée depuis 3 ans donc à 43 ans ma gynécologue était surprise de la précocité de ma ménopause mais bon, C’est des choses qui arrivent et on a aucun contrôle, enfin j’ai commencé un traitement THS juste hier, mais sincèrement je suis morte de peur après avoir lu la notice du médicament, j’en ai pas dormis de la nuit, j’ai tenu longtemps avec des substituts naturels, mais mes symptômes augmentaient à vue d’œil, donc j’en ai parlé à ma gynécologue et elle m’a aussitôt mise sous THS, ça m’a vraiment rassurée de vous lire merci en tout cas pour ce partage et il faudrait plus de gens qui s’intéresse à ce sujet qui touchera toutes les familles à un moment donné dans leurs vies

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Votre position m’interpelle sans pour autant me donner une réponse à mon questionnement. Ménopausée depuis presque 10 ans, j’ai à présent une ostéoporose lombaire et ne veux pas prendre les biphosphonates . Une option validée par ma gynécologue et un chirurgien orthopédiste commencer le THS.J’ai une excellente hygiène de vie et suis très sportive et bilan sanguin parfait.IMC un peu basse mais limite( 17,5).

Qu’en pensez-vous ?J’ai 62 ans.

Bonjour @Wilfried

J’ai 39 ans, je prends un ths depuis 4 mois (Estrevia gel + progestérone) suite aux traitements pour un lymphome de hodgkin à 35 ans je suis en prémenopause et je souffrais énormément de bouffées de chaleur surtout la nuit (jusqu’à 10 réveils/nuits) mon gynécologue m’a expliqué que les symptômes étaient certainement amplifiés par la brutalité de la baisse d’hormones ,mon jeune âge et le fait que mon corps ne soit pas prêt. Il m’a fallut 4 ans pour accepter de prendre ce traitement par peur des risques… Bien que le traitement ait diminué le nombre de bouffées de chaleur la nuit, environ encore 3 contre 10 auparavant je me réveil encore souvent. Je suis à 3 pressions pompe/jour que je répartis matin/midi/soir. Avez-vous des conseils concernant la posologie et la façon de l’appliquer?

Le fait que tu sois passée de 10 à 3 bouffées nocturnes montre que tu réponds au traitement, mais la persistance de réveils fréquents indique que l’équilibre n’est probablement pas encore optimal.

Fractionner le gel en 3 applications n’est pas toujours nécessaire et peut parfois créer de petites variations hormonales. Beaucoup de femmes dorment mieux avec la dose totale le matin, ou en deux prises maximum. C’est un point simple à discuter avec ton gynécologue, car il connait ton cas…

Il faut aussi s’assurer que l’absorption cutanée soit optimale (peau sèche, zone adaptée, pas de douche rapide après application), car une mauvaise absorption peut expliquer des symptômes persistants.

À ton âge, on ne cherche pas un dosage minimal, mais un niveau physiologique cohérent avec une femme jeune. S’il reste des bouffées nocturnes, cela signifie souvent que la dose d’estradiol est encore un peu insuffisante. Une légère augmentation ou un changement de galénique (par exemple patch) peut parfois améliorer nettement le sommeil. La progestérone, si elle est prise le soir, doit aussi être bien dosée car elle participe à la qualité du sommeil.

Là encore, le mieux est d’en parler avec ton médecin.

Bref, à 39 ans, dormir normalement n’est pas un luxe. Un THS bien ajusté protège aussi ton capital osseux, cardiovasculaire et cognitif sur le long terme. Tu as déjà fait un grand pas en dépassant la peur des risques. Maintenant, il s’agit simplement d’optimiser finement le traitement pour retrouver un confort nocturne complet :slight_smile: