On m’a partagé une vidéo du docteur Jimmy Mohamed qui est assez lunaire.
Voici une copie de cette vidéo ![]()
Voici la transcription pour ceux qui ont la flemme de regarder :
Journaliste : Bonsoir docteur, il suffit d’entrer dans une pharmacie ou une parapharmacie, on découvre ces linéaires et ces linéaires de de compléments alimentaires et ils trouvent preneurs. Ils ont raison ou pas ?
Jimmy Mohamed : Non, parce qu’en fait c’est sans fin. Imaginez si vous voulez prendre tous les compléments qui existent pour booster votre santé. Vous en avez des dizaines, ce qui fait qu’à la fin de la journée, vous devez prendre l’équivalent d’une trentaine de comprimés par jour pour avoir tous les compléments. Vous comprenez que ça n’a pas de sens et on aurait presque l’impression d’être malade pour rester en bonne santé.
Journaliste : Alors on s’arrête juste d’abord sur les oméga 3. Oméga 3, indispensables…
Jimmy Mohamed : Oméga 3, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ce sont des acides gras qui montrent que lorsqu’on manque d’oméga 3, on a plus de risque de faire des maladies cardiovasculaires. Plus d’AVC, plus d’infarctus. Pour autant, si vous prenez des compléments alimentaires à base d’oméga 3, vous ne diminuez pas le risque. En fait, ce qu’il faut retenir, c’est qu’un complément ne remplacera jamais un aliment. Ces oméga 3, on les trouve dans la sardine, dans le maquereau, dans l’huile de lin, l’huile de colza. Et là, à ce moment, quand c’est dans un aliment, eh bien c’est protecteur de la maladie d’Alzheimer. En fait, l’oméga 3, lorsqu’il est dans la sardine, il est enveloppé dans une sorte de matrice et il est bien absorbé. Alors que ce complément-là, lui, en fait, il n’a pas du tout les mêmes effets. On parle des oméga 3, mais ça marche pour tous les autres compléments, dont le collagène dont vous venez de parler.
Journaliste : Alors, autres compléments qui vont connaître un booster dans dans dans quelques temps, justement à l’automne, on va prendre plein de vitamines, des B, des C, des D, c’est quoi ?
Jimmy Mohamed : Ça ne sert pas à grand-chose en réalité, sauf si vous avez un régime alimentaire restrictif ou que vous avez des pathologies. Dans ces cas-là, c’est sur prescription médicale. Si vous voulez prendre un peu de magnésium de temps en temps, pourquoi pas. Pour autant, l’ensemble des vitamines sont présentes dans une alimentation équilibrée, à la différence près de la vitamine D. On a besoin de vitamine D pour la minéralisation de l’os, absorber correctement le calcium, mais pour l’immunité, et c’est protecteur aussi, on se dit, dans certains cancers. Toujours est-il, comme on manque de soleil, il faudrait 15 à 20 minutes de soleil par jour pour avoir la vitamine D. Eh bien oui, peut-être qu’il faut prendre un peu de vitamine D tous les jours sous forme de petites gouttes ou de doses à prendre tous les mois, obligatoires chez les enfants jusqu’à 18 ans et chez les adultes après 65 ans. Mais pour le reste, ce n’est pas nécessaire. Une alimentation équilibrée couvre l’ensemble de vos besoins.
Alors pourquoi ce que dit ce docteur est au mieux inexact et au pire … dangereux ?
Le discours du Dr Jimmy Mohamed présente une vision très simplifiée et partiellement inexacte de la complémentation nutritionnelle.
Contrairement à ses affirmations, la recherche scientifique actuelle montre que des compléments peuvent être justifiés dans des contextes spécifiques… voir même pour la plupart des personnes.
Explications.
1. " Prendre 30 comprimés par jour n’a pas de sens "
Passons rapidement sur cette affirmation qui est un véritable homme de paille rhétorique.
Ce que montrent les données :
- Une supplémentation ciblée et raisonnée ne conduit pas à une telle débauche de compléments.
- Les compléments sont utilisés de façon ciblée selon les déficits identifiés biologiquement
- Les recommandations actuelles privilégient l’évaluation biologique préalable et donc éviter la complémentation à l’aveugle !!
Donc cet argument est complètement fallacieux ==> personne de sérieux ne recommande 30 comprimés/jour !
Bon ça c’était facile.
Passons à du plus technique :
2/ « Les oméga-3 en complément ne diminuent pas le risque cardiovasculaire »
C’est partiellement correcte (au premier abord uniquement) mais il ignore un facteur crucial : la qualité des compléments utilisés dans les études.
Alors oui on peut trouver quelques études qui indiquent que les oméga 3 ne servenrt à rien
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La méta-analyse Cochrane de 79 études sur 112 000 patients montre que la supplémentation en oméga-3 EPA/DHA « ne réduisait ni le risque, ni la mortalité cardiovasculaire ==> Risque cardiovasculaire et oméga-3 : résultats d’une méta …
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Une revue systématique de 79 essais randomisés « n’a retrouvé aucun effet, ni sur la mortalité ni sur la survenue d’AVC ou d’infarctus ==> Oméga 3 - La supplémentation n’a pas d’intérêt - Conseils - UFC-Que Choisir
Mais on trouve aussi tout l’inverse avec des études très sérieuses qui montrent que les compléments d’Oméga 3 sont très efficaces:
- Une méta-analyse de 2021 montre des résultats positifs : « Les acides gras oméga-3 étaient associés à une réduction de l’incidence de la mortalité cardiovasculaire de -1,4 cas pour 1.000 personnes-années ==> Les oméga-3 associés à une diminution de la mortalité cardiovasculaire (méta-analyse)
- L’EPA en monothérapie montre des bénéfices plus nets (RR: 0,82 pour la mortalité cardiovasculaire) que l’association EPA+DHA (RR: 0,94) ==> Les oméga-3 associés à une diminution de la mortalité cardiovasculaire (méta-analyse)
Qu’est ce qui pourrait expliquer ces divergences ?
La réponse se trouve en partie dans un facteur critique beaucoup trop ignoré : l’indice TOTOX.
Qu’est-ce que l’indice TOTOX ?
L’indice TOTOX mesure le niveau de dégradation des oméga-3.
Et une huile est considérée nocive quand son TOTOX est supérieur ou égal à 26 ==> Oméga-3 : qu’est-ce que l’indice TOTOX et pourquoi est-ce important ? – Julien Venesson
J’en ai déjà parlé en détail dans ce sujet ==> Pourquoi des études disent que les Oméga 3 sont problématiques pour la santé
Pourquoi c’est crucial ?
Au lieu d’apporter un soutien articulaire et cellulaire, une huile oxydée peut devenir un facteur aggravant, en accentuant l’inflammation et en exerçant un effet pro-oxydant et pro-inflammatoire sur l’organisme ==> Oméga-3 et TOTOX : le guide qualité
Voici quelques données internationales :
- En Nouvelle-Zélande, environ 30% des produits analysés ont un TOTOX supérieur à 26, qui peut même atteindre 50
- En Amérique du Nord, sur 171 produits testés, plus de la moitié dépasse les niveaux d’oxydation maximums
- En Afrique du Sud, des tests sur 63 produits ont mis en évidence que 80% d’entre eux affichent des taux de peroxydes plus élevés que les recommandations émises par le GOED
(Les sources sont dans ce très bon article)
Données spécifiques États-Unis : une étude récente portant sur 72 compléments Oméga-3 vendus entre 2014 et 2020 a montré une grande hétérogénéité de qualité. Les résultats révèlent que : 68 % des produits aromatisés dépassaient la limite GOED de TOTOX (≤ 26), contre 13 % seulement des produits non aromatisés ==> Oméga-3 et TOTOX : le guide qualité
Conséquences sur les études cliniques : selon de nombreux experts, cette mauvaise qualité des produits expliquerait les faibles bénéfices des acides gras Oméga-3 observés lors de certaines études scientifiques, comparativement au poisson frais.
Les standards qualité d’un complément d’Oméga 3 :
- TOTOX de moins de 10 : huile très peu oxydée et de très bonne qualité
- TOTOX de moins de 26 : seuil acceptable… en théorie
- TOTOX au-dessus de 26 : huile très oxydée
Personnellement, je ne recommande PAS la consommation de compléments avec un TOTOX > 10.
Je consomme et je recommande ce complément d’Oméga 3 qui qui a un indice TOTOX < 10.
VERDICT sur les Oméga 3 : le Dr Mohamed pense avoir raison sur l’inefficacité démontrée dans certaines études, MAIS il ignore un facteur déterminant : la majorité des compléments utilisés dans les études étaient probablement de mauvaise qualité (TOTOX élevé).
Des Oméga-3 oxydés peuvent non seulement perdre leurs bénéfices mais devenir pro-inflammatoires, expliquant potentiellement les résultats décevants de nombreuses études cliniques.
Une complémentation avec des Oméga-3 de haute qualité (TOTOX < 10) donnerait des résultats différents.
Le problème n’est donc pas les Oméga 3 en eux-mêmes, mais la qualité déplorable de nombreux compléments sur le marché, particulièrement ceux utilisés dans les études cliniques !
3/ « Les oméga-3 dans les aliments sont mieux absorbés que les suppléments »
Cette affirmation est scientifiquement fondée mais dangereusement incomplète car elle ignore le facteur crucial du ratio Oméga 3/ Oméga-6 et la réalité de l’alimentation moderne.
Le facteur ignoré par le Dr Mohamed : le ratio Oméga-3/Oméga-6.
Pourquoi le ratio est-il crucial ?
Concernant les Omégas 3 et 6, le but n’est pas pas seulement de combler des AJR, mais de surtout veiller à un bon équilibre entre les deux pour éviter l’installation d’une inflammation chronique.
Compétition enzymatique : si votre alimentation est trop riche en Oméga 6, ces enzymes, qui ont une préférence pour les omégas 6, seront débordées et la production des omégas 3 à longue chaine sera ralentie et/ou insuffisante.
Ce point est assez technique mais pour mieux comprendre, je vous encourage à regarder en détail vidéo où tout cela est expliqué en détail ![]()
Le désastre de l’alimentation moderne :
Ratios recommandés vs réalité : les experts recommandent un ratio Oméga 3 / Oméga 6 de 1/5.
Nous devrions consommer au maximum 4 fois plus d’Oméga 6 que d’Oméga 3.
Spoiler alert : c’est (très) loin d’être le cas !
Déséquilibre actuel catastrophique :
- Dans les régimes occidentaux, ce ratio peut atteindre 20 pour 1, en raison d’une consommation excessive de produits riches en oméga 6
- En France, il est de 18 pour 1
- Aux États-Unis, le ratio Oméga 6/Oméga 3 peut atteindre un ratio de 40 pour 1
- On estime que 99 % de la population française est déficitaire en Oméga 3 !
La cause (en partie) à l’industrie agroalimentaire qui a pris l’habitude d’utiliser les huiles riches en Oméga 6 afin de privilégier la conservation et le goût des aliments.
Sans parler de la sur-consommation de produits transformés.
Et petit rappel : les Oméga 3 végétaux (ALA) sont très peu bio-disponibles : notre corps présente une capacité de conversion extrêmement limitée des Oméga 3 végétaux vers les formes actives (EPA et DHA).
Les recherches démontrent qu’en conditions idéales, seulement 4 % à 8 % de notre consommation d’ALA sera transformée en EPA, et encore moins le sera en DHA.
Cette inefficacité métabolique signifie que même une alimentation riche en sources végétales d’Oméga 3 ne peut PAS compenser les besoins réels en EPA et DHA.
La faible consommation d’Oméga 3
Les données épidémiologiques révèlent un écart dramatique entre les recommandations officielles et les besoins physiologiques réels.
Actuellement, « on estime la consommation actuelle à 140 mg par jour, alors que la dose recommandée est de 250 mg à 500 mg par jour »
Cette insuffisance chronique persiste malgré les recommandations nutritionnelles classiques de consommer du poisson plusieurs fois par semaine, ce qui montre que ces recommandations sont quantitativement inadéquates dans le contexte alimentaire moderne.
La destruction silencieuse des Oméga 3 par la cuisson
Un facteur souvent négligé mais crucial concerne l’impact des méthodes de préparation sur la teneur en Oméga-3.
Les Oméga 3 sont des acides gras thermolabiles, c’est-à-dire qu’ils sont très sensibles à la chaleur et se dégradent rapidement lorsqu’ils subissent une forte élévation de la température.
Au delà de 180°C et de 12 cycles de friture, la perte en ALA peut atteindre 30% , tandis que les poissons frits présentaient une teneur en acides gras EPA et DHA plus basse comparativement au poisson décongeler.
Les pertes cachées de la conservation moderne
L’industrie alimentaire moderne impose des contraintes de conservation qui impactent dramatiquement la qualité nutritionnelle.
La congélation par exemple entraîne une altération qui atteint 80 % après 24 mois d’entreposage.
Au bout de 6 mois de congélation, le poisson ne contient plus d’oméga-3.
Tout cela est très bien expliqué sur cette page.
Ces données remettent en question la valeur nutritionnelle réelle des poissons surgelés qui constituent une part importante de la consommation moderne.
La réalité épidémiologique française
Autre point très important : malgré l’accès facile aux produits de la mer et les campagnes de sensibilisation nutritionnelle, la réalité épidémiologique française demeure préoccupante ==> on estime que plus de 90% de la population française est déficitaire en Oméga-3 .
Ce taux de carence quasi-universel, observé dans un pays avec une forte tradition culinaire maritime, démontre l’insuffisance manifeste des recommandations actuelles de consommation de poisson.
Cette situation paradoxale où une population ayant accès aux ressources marines présente des taux de carence dramatiques montre bien que le problème dépasse la simple disponibilité alimentaire et touche aux fondements même de nos recommandations nutritionnelles..
VERDICT :
Dr Mohamed a partiellement raison sur la meilleure absorption alimentaire, mais son raisonnement est dangereusement incomplet :
- Il ignore le ratio crucial : ce n’est pas la valeur absolue d’Oméga 3 qui compte, mais le ratio avec les Oméga 6
- Il sous-estime le déséquilibre moderne : avec un ratio de 1/18 à 1/40 au lieu de 1/5, consommer du poisson 2-3 fois par semaine est mathématiquement insuffisant pour rééquilibrer !!
- Il ignore la destruction par la cuisson : la cuisson haute température détruit une partie significative des oméga-3
- Il néglige la réalité pratique : + de 90% des Français sont déficitaires malgré l’accès au poisson
Bref, dans le contexte d’une alimentation moderne massivement déséquilibrée en faveur des Oméga 6, une complémentation de qualité (TOTOX < 10) est nécessaire et justifiée, même en complément d’une consommation de poisson, pour restaurer l’équilibre inflammatoire de l’organisme.
4/ « Une alimentation équilibrée couvre tous les besoins »
Là aussi, il y a beaucoup de choses à dire et.. j’entends trop souvent cette phrase toute faite qui ne veut plus rien dire.
Cette affirmation du Dr Mohamed représente une vision idéalisée qui ignore les réalités physiologiques et environnementales de notre époque moderne.
Bien que théoriquement séduisante, cette position ne résiste pas à l’examen des données épidémiologiques et des contraintes contemporaines qui affectent la qualité nutritionnelle de nos aliments.
L’approche de médecine fonctionnelle révèle que de nombreux micronutriments présentent des déficits documentés même chez des populations ayant accès à une alimentation variée.
Un simple exemple (parmi pleins d’autres) : l’étude SU.VI.MAX a montré que 75% des hommes et 77% des femmes en France n’atteignaient pas les apports nutritionnels conseillés en magnésium.
Les facteurs limitants de l’alimentation moderne expliquent en grande partie ces déficits généralisés.
L’appauvrissement progressif des sols agricoles réduit la densité nutritionnelle des végétaux (source : ici, là ou encore par ici).
Des comparaisons à long terme démontrent une diminution significative des teneurs en minéraux et en vitamines dans les fruits, légumes, et céréales depuis le début du XXe siècle, largement attribuée à l’appauvrissement des sols et aux pratiques de sélection orientée rendement.
On a aussi l’exposition massive aux perturbateurs endocriniens qui perturbe l’absorption et l’utilisation des nutriments (source : ici, là ou encore par ici).
Le stress chronique, caractéristique de notre mode de vie contemporain, augmente considérablement nos besoins nutritionnels, particulièrement en magnésium, vitamines du groupe B et vitamine C.
Les troubles digestifs (comme le trouble de l’intestin irritable par exemple) sont devenus endémiques dans les populations occidentales, et cela compromet gravement l’absorption des nutriments.
Le SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth), la candidose et l’hypochlorhydrie, est un problème fréquemment observées en consultation, altèrent significativement la capacité d’assimilation des vitamines et minéraux, notamment la vitamine B12 dont les déficits sont fréquents en raison de l’insuffisance de protéines animales, de l’hypochlorhydrie, du SIBO ou de la candidose.
L’exemple de la vitamine D aussi illustre parfaitement l’inadéquation entre les recommandations théoriques et la réalité épidémiologique.
Selon l’ANSES, la majorité des Français ne consomme pas suffisamment de vitamine D, avec 80% des adultes français présentant une insuffisance. Ces chiffres, observés dans un pays développé avec un accès théoriquement facile aux aliments enrichis, démontrent l’insuffisance pratique de l’approche alimentaire exclusive!!
Pour la vitamine D, j’ai créé un dossier complet ici ![]()
On est donc loin du simple “ il suffit de manger équilibré “.
Ma conclusion : les dangers d’une approche simpliste
Les propos du Dr Jimmy Mohamed, bien qu’animés d’une intention louable de lutter contre la surconsommation aveugle de compléments alimentaires, présentent des risques significatifs pour la santé publique par leur caractère réducteur et dogmatique.
Le danger de la généralisation abusive
En adoptant une position binaire « aliments contre compléments », le Dr Mohamed ignore les nuances fondamentales de la médecine moderne.
Cette approche manichéenne risque de dissuader les personnes carencées (c’est à dire presque tout le monde) à recourir à une complémentation tout à fait justifiée.
L’ignorance des réalités épidémiologiques contemporaines
Le discours du Dr Mohamed repose sur une vision idéalisée de l’alimentation moderne qui ne correspond plus aux réalités actuelles..
Avec plus de 90 % de la population française déficitaire en oméga-3, 80 % insuffisante en vitamine D, et des déficits documentés pour de nombreux micronutriments essentiels, prétendre qu’une « alimentation équilibrée » suffit relève de l’aveuglement volontaire.
Bref…
Le véritable danger ne réside ni dans les compléments alimentaires eux-mêmes, ni dans leur rejet systématique, mais dans l’absence de nuance et d’individualisation des approches thérapeutiques.
Une médecine moderne responsable doit savoir utiliser tous les outils à sa disposition : alimentation optimisée ET complémentation raisonnée !
C’est d’ailleurs avec cette idée que j’ai publié mon livre “ Le Guide Complet de l’Alimentation Anti-Inflammatoire “ ![]()
