J’ai reçu un commentaire intéressant sous un post de mon compte Instagram :
COMMENTAIRE :
” L’alimentation anti-inflammatoire consiste à respecter le PNNS ou suivre un régime méditerranéen ou DASH ou MIND, ceux-ci ont été bien étudiés en recherche scientifique. Je sors du congrès international de nutrition, les histoires d’aliments anti-inflammatoires c’est du marketing. Ce qui compte c’est le healthy dietary pattern comme on dit en anglais… “
Ca tombe bien, voilà quelques temps que je voulais remettre l’église au milieu du village concernant le PNNS.
OK, voici ma réponse argumentée
1. Le PNNS ? Sérieusement ?
Le PNNS (Programme National Nutrition Santé) est à la base une initiative de santé publique louable, ok….
Mais en pratique, il est vieillot, flou et ultra-généralisé.
Il ne tient absolument pas compte de la réalité inflammatoire du monde moderne.
- Aucun mot clair sur les Oméga-6 ultra-prédominants dans notre alimentation industrielle (huile de tournesol, soja, maïs…)
- Zéro alerte sur les effets concrets de l’hyperglycémie chronique
- Rien sur les pics d’insuline qui dérèglent le métabolisme et favorisent l’inflammation
- Silence radio sur l’hyper-palabilité des produits transformés qui bousille nos signaux de satiété
- Et j’en passe des tonnes….
De plus, le PNNS dans sa dernière version (la 4), a introduit de mauvais outils comme le Nutri-score qui n’a fait qu’embrouiller plus le consommateur.
Tu veux une preuve que le PNNS ne suffit pas ?
Le niveau moyen de CRP-us en Occident est de 2,5 mg/L.
C’est énorme et j’en parle dans cette vidéo ![]()
(les sources de la vidéo sont d’ailleurs référencées dans ce topic de forum)
C’est le signe que le corps est en état d’inflammation de bas grade, silencieuse mais délétère chez presque tout le monde !
Et ça, chez des millions de personnes qui suivent pourtant les recommandations classiques.
Donc si le PNNS suffisait, pourquoi ces niveaux d’inflammation sont-ils aussi élevés ?
2. Le régime méditerranéen, DASH et MIND : oui MAIS…
Oui, ce sont des régimes intelligents sur le papier. J’en ai d’ailleurs souvent parlé sur mon site.
Mais dans la vraie vie ? Ils ne vont pas assez loin.
Et surtout, ils ignorent les nuances de l’alimentation moderne et de ses dérives.
Par exemple :
- Le régime méditerranéen inclut des céréales… mais quels types de céréales ? Raffinées ? Transformées ? Avec ou sans gluten ?
- Il recommande de l’huile d’olive… mais rien sur la balance Omega-3 / Omega-6 qui est un DÉSASTRE aujourd’hui.
- Le MIND recommande certains produits laitiers, sans considérer que 20% des Français sont intolérants au lactose sans le savoir (et ça peut créer une inflammation silencieuse chez beaucoup d’autres).
En plus, ces régimes sont issus de contextes culturels anciens (ex : Crète années 1950), pas de notre monde moderne ultra-transformé, stressé et sédentaire.
3. “ Les aliments anti-inflammatoires, c’est du marketing “
Ah.
Tu veux dire comme :
- Le curcuma (effet démontré sur la NF-kB, une voie pro-inflammatoire majeure) ?
- Le gingembre (effet inhibiteur sur les prostaglandines pro-inflammatoires) ?
- Les Omega-3 (EPA, DHA) qui baissent directement la CRP et d’autres cytokines pro-inflammatoires ?
- Les polyphénols des myrtilles, du cacao cru ou du thé vert ?
- La quercétine des oignons et des pommes ?
- …
Ça, c’est du marketing ?
Ou c’est de la biochimie appliquée avec des centaines de publications scientifiques à l’appui ?
Si ça, c’est du marketing, alors la médecine fonctionnelle est du storytelling, la nutrition cellulaire un roman de science-fiction et la CRP un conte pour enfants.
4. Le “ healthy dietary pattern “… c’est flou !
On adore ce terme dans les congrès.
Mais en vrai ? Ça veut tout et rien dire.
Manger 5 fruits et légumes par jour, c’est un “ healthy pattern “, non ?
Sauf que…
- Si les légumes sont noyés dans l’huile de tournesol → Inflammation.
- Si les fruits sont en jus industriels → Pic de glycémie → Inflammation.
- Si tu manges ça au milieu d’une alimentation bourrée de produits ultra-transformés → Aucune chance de t’en sortir.
- On recommande de manger de la viande maigre… mais sans parler de l’origine des viandes (viande industrielle vs viande nourrie à l’herbe c’est le jour et la nuit en terme de santé, j’en parle en détail dans cet article et aussi dans celui-là)
- Etc…
C’est là où l’approche anti-inflammatoire (la vraie, pas celle “ marketing “) est bien plus puissante :
Elle ne parle pas seulement de QUOI manger.
Elle s’intéresse à :
- Comment ça impacte ton système immunitaire
- Comment ça module ton terrain inflammatoire
- Comment ça influence ta glycémie et ta sécrétion d’insuline
- Comment ça s’inscrit dans une logique globale et donc voilà pourquoi je parle de Style De Vie Anti-Inflammatoire avec les 4 piliers de la santé : Alimentation, Activité Physique, Sommeil & Mental
- Comment les aliments sont produits / élevés
Tu vois la différence ?
Le “ healthy pattern “, c’est un slogan.
L’approche anti-inflammatoire, c’est une stratégie !
5. Où sont les résultats alors ?
Encore un point très simple :
Les populations qui “ suivent les recommandations classiques “ (comm le PNNS) sont-elles en bonne santé ?
Les chiffres disent NON :
- 1 adulte sur 2 est en surpoids.
- L’obésité explose chez les enfants.
- Le diabète de type 2 devient endémique.
- Les maladies inflammatoires chroniques (arthrite, intestin irritable, psoriasis, Hashimoto…) explosent.
- La CRP-us moyenne dépasse les 2,5 mg/L chez la grande majorité des personnes (encore une fois : inflammation chronique silencieuse).
Donc à un moment il faut être honnête : ça ne marche pas.
Si les recommandations fonctionnaient, on n’aurait pas besoin de les répéter en boucle tous les 6 mois.
6. La vraie question : QUELS résultats tu veux ?
Tu veux un corps “ dans les clous “ du PNNS ?
Ou tu veux un corps en pleine santé, performant, sans douleurs chroniques et résistant aux maladies modernes ?
Tu veux une alimentation “ a peu prêt saine “ ?
Ou tu veux une alimentation optimale, thérapeutique, adaptée à ton mode de vie moderne, à ton stress, à ta sédentarité et à ton niveau inflammatoire actuel ?
Parce que c’est ça le vrai sujet.
La norme actuelle est déjà malade !
Voilà pourquoi je dis souvent qu’il ne faut pas être dans la norme (qui est malade) mais viser plutôt l’optimale.
Tu ne peux pas espérer la santé en suivant une norme moyenne.
Il faut remonter le niveau.
Et c’est exactement ce que propose l’alimentation anti-inflammatoire !
7. Un dernier mot sur la recherche
Ce n’est pas parce que le mot “ anti-inflammatoire “ ne figure pas dans le titre d’une étude que l’effet n’existe pas.
La recherche a démontré :
- Que le sucre raffiné augmente la CRP et l’IL-6.
- Que les Omega-3 diminuent les cytokines pro-inflammatoires.
- Que le gluten augmente la perméabilité intestinale, même chez les non-cœliaques (et non, le “ sans gluten “ n’est pas une mode, j’ai expliqué cela en détail dans cette vidéo)
- Que le microbiote impacte directement la neuroinflammation.
- Que les polyphénols du cacao, du thé, des baies régulent les processus inflammatoires via le système immunitaire inné.
Tu veux appeler ça “ anti-inflammatoire “ ou “ modulateur immunitaire “, peu importe.
Mais le fait est là : OUI, les aliments ont un impact direct et mesurable sur l’inflammation de bas grade.
J’en parle d’ailleurs dans mon livre avec prêt de 300 références scientifiques pour sourcer mes propos ![]()
Donc si je devais faire un résumé sur “ l’alimentation anti-inflammatoire c’est marketing et il faut plutôt suivre le PNSS “
Le PNNS ne suffit pas
En suivant le PNNS, on va avoir au mieux une santé “ moyenne “ que la médecine moderne considère comme “ normale “ (c’est un vrai nivellement vers le bas)
Les régimes DASH/MIND/MED sont biens, mais ils ne vont pas assez loin
Les aliments ont un pouvoir thérapeutique réel
La population est malade malgré les recommandations officielles (les chiffres de mauvaises santé sont TRÈS nombreux)
L’inflammation chronique est LA racine de la majorité des maladies modernes.
Donc : on a besoin de stratégies plus précises, plus concrètes et surtout qui fonctionnent VRAIMENT.

