D’abord, OUI ! beaucoup de personnes vivent exactement ça. Tu n’es pas seule et tu n’es pas « anormale ». Ce que tu décris a même un nom : le cycle restriction-compulsion. Et il est particulièrement fréquent chez les personnes qui ont vécu des TCA 
Mais je veux qu’on aille un peu plus loin que juste « comment arrêter le chocolat ».
Parce que ce que tu appelles de l’auto-sabotage, ce n’est probablement pas du sabotage. C’est une réponse. Ton corps et ton mental cherchent quelque chose ==> du réconfort, une décompression, une récompense, un moment à toi, une façon de gérer une émotion qui passe et dont tu n’as peut-être même pas conscience sur le moment.
La vraie question à te poser n’est pas « comment je résiste au chocolat après le dîner » c’est « qu’est-ce qui s’est passé entre le matin où tout allait bien et le moment où j’ai eu besoin de ce grignotage ? »
Quelques pistes de réflexion :
Est-ce que tu te donnes assez à manger dans la journée ==> vraiment ? Pas « suffisamment selon les règles » mais suffisamment selon ce dont ton corps a besoin ? La restriction, même légère, appelle toujours la compulsion.
Est-ce que ces moments de grignotage correspondent à des moments de solitude, d’ennui, de stress, de vide émotionnel ?
Est-ce que le « bien faire » du matin crée une pression qui finit par peser trop lourd l’après-midi ?
Ce que je t’encourage vraiment à explorer, et je le dis avec beaucoup de bienveillance vu ton parcours avec les TCA, c’est un accompagnement psychologique en parallèle du protocole. Pas parce que tu es « trop compliquée » pour le programme mais parce que les comportements alimentaires compulsifs ont des racines que les compléments et l’alimentation seuls ne peuvent pas atteindre.
Le protocole peut t’aider à stabiliser ton terrain physique. Mais le travail sur les POURQUOI, lui, mérite un espace dédié avec quelqu’un de formé pour ça.
Tu veux bien y réfléchir ?