Comment convaincre ses parents de changer leur style de vie

Bonjour,

S’il-vous plaît aidez-moi !!!

Passionnée par la nutrition depuis des années, j’ai pu opérer des changements éclairés qui ont transformé ma vie.

J’essaie de faire prendre conscience à mes parents de la façon catastrophique dont ils se nourrissent, et qui me fait craindre le pire pour leur santé.

Ma mère, en prédiabète depuis ses 40 ans, souffre de problèmes cardiaques depuis environ 2 ans (elle en a 63). Petit-déjeuner sucré dès le matin (biscottes, chicorée), puis des glucides et des sucres (pain blanc, féculents, et dessert) à tous les repas. Parfois, un petit goûter… Mais par contre, elle évite le beurre, car cela donne du cholestérol et est mauvais pour le cœur… Et limite sa consommation en viandes.

J’ai beau lui expliquer, lui dire les choses… Rien n’y fait. Ce que je dis n’a aucune valeur. Je m’appuie sur les propos de “gourous de la diététique”. Et puis, c’est le médecin lui-même qui lui a dit d’éviter le beurre et la viande…

Au secours ! Aidez-moi !

Où pourrais-je trouver des études scientifiques sérieuses, irréfutables, ainsi que des livres de scientifiques reconnus, établis, qui vont à l’encontre de tous ces préjugés, pris pour des vérités établies, au sujet des graisses saturées, du cholestérol, etc. ?

Peut-être qu’en leur mettant sous les yeux des travaux de médecins de renom, de chercheurs, de spécialistes, aurais-je une petite chance de leur faire prendre conscience qu’au lieu d’agir pour leur santé, c’est tout l’inverse qu’il se produit !!!

Cela m’inquiète fortement. Étant provisoirement hébergée par mes parents, je vois, impuissante, les erreurs colossales qu’ils font, jour après jour ! Ma mère est celle qui me préoccupe le plus. Elle ne peut plus marcher s’il y a des côtes, elle s’essouffle. À 60 ans… Mon père a considérablement perdu sa masse musculaire. Ce qui est normal en vieillissant, mais qui n’est certes pas arrangé par une faible consommation en protéines animales (2 fois par semaine)!

J’espère vraiment que vous serez en mesure de m’aider.

Merci infiniment.

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Je comprends ta détresse… vraiment. C’est tellement dur de voir les gens qu’on aime prendre le chemin inverse de ce qui pourrait les sauver, et en plus avec la bénédiction du corps médical. Je suis un peu concerné aussi car je donne pas mal de conseils santé à mes propres parents… qu’ils ne suivent pas forcément.

Bon, je vais te donner des pistes concrètes, mais je vais être honnête avec toi : même avec les meilleures preuves scientifiques du monde, tu vas te heurter à un mur.

Pas parce que tes arguments sont mauvais, mais parce que ton médecin a parlé. Et dans l’esprit de tes parents, le médecin a toujours raison… c’est l’autorité absolue.

Toi, tu es leur fille. Tu as beau être passionnée et informée, tu restes « la petite » qui n’a pas fait médecine…

Ta mère est en prédiabète depuis 20 ans et on lui dit d’éviter le beurre et la viande. C’est le monde à l’envers, je veux dire… littéralement. Le prédiabète, c’est un problème de gestion du glucose, pas de gestion des graisses. Son corps ne sait plus gérer le sucre correctement. Ses cellules sont devenues résistantes à l’insuline à force d’être bombardées de glucides jour après jour, année après année.

Et qu’est-ce qu’elle mange ? Des biscottes au petit-déjeuner, du pain blanc, des féculents, des desserts… elle balance du glucose dans son sang toute la journée. Son pancréas s’épuise à produire de l’insuline. Son inflammation explose. Et on lui dit d’éviter le beurre parce que ça donne du cholestérol, alors que le vrai coupable c’est l’excès de glucose qui se transforme en triglycérides et en inflammation chronique :smiling_face_with_tear:

Les problèmes cardiaques de ta mère ne viennent probablement pas des graisses saturées qu’elle ne mange même pas… ils viennent de l’inflammation chronique causée par l’excès de glucides et de sucres. Son système cardiovasculaire est sous stress permanent.

Alors, pour les preuves scientifiques irréfutables, en voilà quelques-unes qui viennent de chercheurs reconnus et d’institutions sérieuses :

Le Dr David Ludwig, professeur à Harvard, a publié des travaux montrant que les régimes pauvres en glucides sont plus efficaces que les régimes pauvres en graisses pour la perte de poids et la santé métabolique. Son livre « Always Hungry » (traduit en français) est accessible et bien documenté.

Le Dr Jason Fung, néphrologue canadien, a écrit " Les lois du diabète " où il explique comment l’insuline et la résistance à l’insuline sont au cœur du diabète de type 2, et comment réduire les glucides peut inverser la maladie. C’est basé sur sa pratique clinique avec des milliers de patients.

Le chercheur français Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS, a publié « Cholestérol, mensonges et propagande » où il déconstruit le mythe du cholestérol ennemi. C’est un scientifique reconnu, pas un gourou.

Mais attention… Même avec tout ça, tes parents risquent de ne pas bouger. Parce que leur médecin leur a dit l’inverse. Et que les recommandations officielles disent l’inverse. Tu vas te retrouver face à : " Oui mais si c’était vrai, pourquoi tous les médecins diraient le contraire ? "

La réponse c’est que les recommandations officielles mettent 20 à 30 ans à changer, même quand la science a déjà changé.

Les médecins appliquent ce qu’on leur a appris il y a 30 ans à la fac.

Les lobbies agroalimentaires et pharmaceutiques ont aussi leur mot à dire… mais ça, ça sonne « complotiste » aux oreilles de beaucoup de gens…

Au lieu d’attaquer frontalement leurs croyances, commence petit. Vraiment petit. Ne parle pas de révolution alimentaire. Ne parle pas de tout changer. Ça fait peur et ça crée de la résistance.

Propose juste un truc : « Maman, et si on testait de remplacer ton petit-déjeuner sucré par des œufs au plat pendant 2 semaines, juste pour voir comment tu te sens ? »

Pas de grand discours. Juste un test. Temporaire. Sans jugement.

Si elle se sent mieux (et elle se sentira mieux, parce qu’elle n’aura plus le pic de glucose suivi du crash), alors là tu as une ouverture. Tu peux dire : « Tu vois, je crois que ton corps réagit mieux aux protéines qu’aux glucides le matin… »

Et tu continues doucement…

Pour ton père et sa masse musculaire, même stratégie : propose-lui de manger plus de protéines pendant un mois, juste pour tester. 2 œufs au petit-déjeuner, un steak ou du poisson le midi, du poulet ou du poisson le soir. Pas besoin de parler de régime ou de révolution.

Juste : « Papa, tes muscles ont besoin de protéines pour se reconstruire, on teste pendant un mois ? »

Les gens ne changent pas pour des théories. Ils changent quand ils voient des résultats.

Si ta mère commence à avoir plus d’énergie, à moins s’essouffler, à mieux dormir… elle va peut-être t’écouter davantage. Si ton père regagne un peu de force et de tonus musculaire, il va peut-être se dire que tu as raison finalement.

Les preuves scientifiques c’est bien, mais les preuves vécues c’est mieux. Leur corps leur parlera plus fort que n’importe quelle étude.

Un dernier conseil : ne sous-estime pas le poids émotionnel de tout ça pour toi. Tu es inquiète, tu te sens impuissante, tu vis avec eux et tu les vois faire des erreurs tous les jours. C’est épuisant mentalement. Fais attention à ne pas te consumer dans cette bataille.

Tu peux offrir de l’aide, des informations, du soutien… mais tu ne peux pas les forcer à changer. C’est leur vie, leurs choix, même si ces choix te font mal.

Parfois, malheureusement, il faut attendre que la santé se dégrade encore plus pour qu’un déclic se produise. C’est horrible à dire, mais c’est souvent comme ça que ça marche. Les gens changent quand la douleur de rester pareil devient plus forte que la peur de changer.

En attendant, montre l’exemple. Mange bien devant eux. Sois en forme. Rayonne. Ça aura peut-être plus d’impact que tous les livres du monde :blush:

Courage à toi… tu n’es pas seule dans cette galère :flexed_biceps:

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Je comprends votre situation.

J’ai vécu la même chose dans ma famille.

Quand J ai découvert le site de Wilfried, j’ai mis en place progressivement ses conseils.

Depuis presque 40 kg de perdus, plus de cystite, d’otite, de migraines ni de maux de dos dont j’étais « victime » de manière chronique ( 2 pyélonéphrites, une opération pour hernie discale paralysante).

Ce qui a déclenché les changements d’habitudes (chez mes parents, frères sœur et belle famille) ça a été de voir que j’avais une meilleure santé et un très bon moral.

Ils ont constaté ma meilleure santé , de leur propos: « tu es la preuve de ce que tu dis ».

Ce n’est que mon expérience, mais la preuve par l’exemple reste pour moi le meilleur moyen pour faire changer les gens et leurs mauvaises habitudes.

Bon courage à vous.

Julie.

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